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Redynamiser une institution locale.

Rôle
Stratégie · Direction artistique · Contenus · Photo & vidéo · Pilotage
Disciplines
Refonte id. visuelle · Social media · Ads · Print, photo & vidéo
Le lieu
Bar-restaurant « Bricoles & Spiritueux », place du Peyrou, depuis les années 1980
Sous le capot :
La Fabrique · Bricoles & Spiritueux
Bon n°01Table 1
08:00L'ouverture

1 × Contexte

● En cuisineMise en place

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À Toulouse, dans le quartier Saint-Sernin, La Fabrique est une institution locale. L’établissement existe depuis les années 1980 et est dirigé depuis plus de vingt ans par Denis et Valérie Pardies.

Sa clientèle évolue fortement au fil de la journée : travailleurs et personnels administratifs le matin, actifs et habitants du quartier le midi, puis étudiants et jeunes actifs en fin de journée.

Après le Covid, la fréquentation ralentit. Le restaurant reste pourtant porté par plusieurs atouts : une implantation stratégique, une clientèle fidèle, une équipe expérimentée et une nouvelle offre culinaire en préparation.

Le problème est ailleurs : La Fabrique est devenue beaucoup moins visible que ce qu’elle avait à raconter.

Le brief initial porte sur les réseaux sociaux. Il va rapidement s’élargir à l’ensemble de la communication : identité graphique, contenus, photographie, vidéo, menu, événements, présence digitale et animation commerciale.

Place du Peyrou, quartier Saint-Sernin à Toulouse
Bon n°02Table 12
12:00Le coup de feu

1 × Diagnostic & hypothèses

● En cuisineCoup de feu !

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La première étape consiste à comprendre qui fréquente réellement La Fabrique, quand et pourquoi.

L’expérience de Denis donne une première lecture de la clientèle. Je la confronte à des données locales — notamment INSEE et Smappen — ainsi qu’à l’observation des usages digitaux et à un benchmark des établissements du quartier.

Deux univers apparaissent.

Le matin · Travailleurs et personnels administratifs
Le midi · Actifs et habitants du quartier
En fin de journée · Étudiants et jeunes actifs

Le midi, La Fabrique répond à une logique de proximité : déjeuner rapidement, bien manger, retrouver des collègues ou des habitués.

En fin de journée, le potentiel est différent : étudiants et jeunes actifs recherchent davantage un lieu où prolonger la journée, boire un verre, partager, écouter de la musique ou participer à un événement.

La première hypothèse est alors simple : le déficit de fréquentation est-il principalement un problème d’offre ou de visibilité ?

L’analyse fait progressivement émerger une autre lecture : La Fabrique dispose déjà de nombreux arguments — cuisine, équipe, emplacement, événements, convivialité — mais ceux-ci sont peu visibles et peu structurés dans sa communication.

Le positionnement à construire

Le benchmark fait apparaître un espace entre deux familles d'établissements :

Faites glisser le point · position retenue : entre les deux

← Le bistrot traditionnelLe lieu ultra-tendance →

La Fabrique possède déjà des caractéristiques des deux univers.

L’enjeu est donc de moderniser son expression sans la dénaturer : suffisamment contemporaine pour attirer une nouvelle génération, mais suffisamment populaire et chaleureuse pour rester fidèle à son histoire.

Bon n°03Table 6
15:30L'happy hour

1 × Stratégie & parcours

● En cuisineÇa marche, on lance l'happy hour

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L’objectif prioritaire devient clair :

Augmenter la fréquentation en fin de journée.

La communication doit donc accompagner les différents moments de vie du lieu plutôt que de diffuser un message unique.

Chaque canal reçoit un rôle précis :

Un rôle par canal

Instagram

Le réflexe

créer le réflexe et donner envie de venir

Reels / vidéo

L'ambiance

montrer l’ambiance, l’équipe et la vie du lieu

Stories

L'immédiat

communiquer les offres et actualités immédiates

Google

Le local

améliorer la visibilité locale et faciliter l’accès au menu

Site web

Le repère

centraliser l’information et renforcer la présence digitale

Événements

Le retour

créer des occasions concrètes de revenir

Bannière « Nos offres de la semaine »

La ligne éditoriale · trois registres

Divertir

humour, anecdotes, coulisses, vie du restaurant

Donner envie

cuisine, cocktails, tapas, photographie

Donner une raison de venir

Happy Hour, événements, menus, actualités

Les posts

Carrousel « Nouvelle carte du midi » · 6 images
Post « Nouvelle carte tapas »
Post « Des tapas qui tabassent »
Post « Bricoles & Spiritueux »
Post « Peas please, Mi corazón »

Le calendrier éditorial est pensé sur six mois, avec trois publications hebdomadaires — deux contenus graphiques et un contenu vidéo — auxquelles s’ajoutent les stories.

Les stories · la temporalité comme outil

La temporalité devient elle aussi un outil stratégique : menu du midi à l’approche du déjeuner, Happy Hour autour de 15h30, tapas et ambiance dès 17h.

Toute la journée · Story sponsorisée1 / 15
Sponsorisée

Happy Spritz, tous les jeudis

Toute la journée

Story sponsorisée · 1 story

12:00

Menu du midi · 6 stories

15:30

Happy Hour · 2 stories

17:00

Tapas et ambiance · 5 stories

Coulisses

L'équipe · 1 story

La communication devient ainsi un prolongement du parcours client, du premier contact digital jusqu’au comptoir.

Bon n°04Table 17
17:00Les lumières baissent

1 × Design & production

● En cuisineChaud devant !

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La refonte graphique doit résoudre une équation assez simple en apparence :

moderniser La Fabrique sans lui enlever son âme.

Le choix se porte sur un territoire rock’n’roll, populaire et contemporain, capable de créer un pont entre les générations.

  • Pas de codes de restaurant gastronomique.
  • Pas de communication de chaîne standardisée.
  • Pas de tentative de devenir artificiellement « jeune ».

L’identité s’appuie sur

  • une base noir et blanc ;
  • une typographie forte et immédiatement identifiable ;
  • des compositions franches ;
  • une photographie colorée, vivante et spontanée ;
  • des illustrations et pictogrammes hérités ou réinterprétés ;
  • un ton direct, humoristique et légèrement impertinent.

Le noir et blanc

STRUCTURE

La photographie

VIE

La typographie

CARACTÈRE

Les supports imprimés · une charte pour les contenus récurrents

Cliquez pour agrandir

Une charte spécifique est également développée pour les menus et les tapas afin de rendre les contenus récurrents rapidement identifiables et facilement reproductibles.

Carte « Des tapas qui tabassent »
Carte cocktails, mocktails & créations
Carte « Happy Mule »
Formule privatisation

Montrer ce qui se passe vraiment

La cuisine devient un sujet à part entière : gestes, recettes, produits, équipe, anecdotes, recherche culinaire.

Je produis moi-même les photographies et vidéos afin de conserver cette spontanéité, notamment avec le Panasonic GH5 et le Canon.

Les vidéos les plus performantes sont finalement celles qui cherchent le moins à « raconter » : un geste, un visage, une assiette, une situation suffisent parfois à transmettre l’énergie du lieu.

Les bons, en cuisine
Vidéo tartare
Tartare et frites
Le pain

La carte des tapas

Survolez un plat

  1. Post tapas « Aubrac attaque »
Bon n°05Table 23
23:00Le dernier verre

1 × Pilotage, mesure & apprentissages

● En cuisineDernier service, on envoie

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Le projet est piloté de bout en bout : recherche, cadrage, stratégie, direction artistique, production, publication et optimisation.

Le fonctionnement est volontairement agile : production photographique le lundi, tournage le mardi, puis adaptation continue du contenu en fonction de l’actualité, des événements et des performances observées.

Les arbitrages se font selon deux critères :

ce qui sert réellement le positionnement et ce qui possède un potentiel commercial concret.

Certaines idées doivent ainsi être réorientées lorsqu’elles ne correspondent pas suffisamment à la cible. Les données de performance et l’analyse des audiences permettent de dépasser les intuitions.

1 000

abonnés

Les premiers signaux

La communauté Instagram passe d’environ 1 000 à 2 500 abonnés.

Le fil, vu du profil

16 posts

Au-delà de cette progression, la présence digitale permet surtout de rendre davantage visibles les temps faibles, les événements, l’offre et la personnalité de l’établissement.

L’analyse fait également évoluer la cible initialement privilégiée : le public 25–35 ans constitue un levier d’attractivité important, mais certains publics plus matures présentent une valeur économique intéressante.

La stratégie évolue donc vers une logique intergénérationnelle plutôt que vers une communication exclusivement destinée aux jeunes.

Ce que le projet m’a appris

Le problème n’était finalement pas seulement géographique ou concurrentiel.

La Fabrique avait surtout besoin de retrouver une présence.

Présence

Dans les fils sociaux

Présence

Dans l'esprit des habitants

Présence

Autour de ses événements

Présence

Dans son quartier

Le travail de communication devient alors un travail de reconnexion entre une offre, un lieu et ses publics.

Et c’est probablement là que se situe la vraie valeur du projet : ne pas simplement produire du contenu, mais comprendre un écosystème, formuler des hypothèses, structurer une stratégie, la déployer et l’ajuster au réel.